La recherche d'Hélène Latte interroge le geste de peindre et se déploie principalement à travers une pratique picturale qui mêle peinture, dessin, assemblage et vidéo.
Sa recherche observe l’éphémère. Dans son travail les formes apparaissent en suspension, fixées dans des sortes d’instantanés, comme saisies fugacement dans leur inévitable passage transitoire d’un état à un autre. En revêtant différents aspects, elles témoignent de leur propre instabilité. Des tons éteints se heurtent à des couleurs vibratiles. La rencontre entre ces discordances produit des modulations, des mouvements en surface, des oscillations. Quelque chose semble chercher à se déplacer, en métamorphose continue.
En agissant à l’image de ces états transitoires, le geste est pressenti comme potentiel expérience d’une transformation intérieure et d’une transformation des perceptions. Ce geste, observé, pratiqué, contemplé, maitrisé, écouté, disséqué, en répétition, millimétré, se heurte au mouvement, à la vitesse, à la virtualité de notre époque contemporaine. Il se heurte à l’apparence.