Le travail d’Hélène Latte observe l’éphémère. Sa peinture est faite, comme nos existences, de traversées.
En se questionnant sur ces passages permanents d’un état à un autre, sa peinture se révèle comme l’expérience d’une perpétuelle transformation.
Les formes y apparaissent en suspension, fixées dans des sortes d’instantanés, comme saisies fugacement dans leur inéluctable passage transitoire d’un état à un autre. En revêtant différents aspects, elles témoignent de leur propre évanescence, elles sont toujours en devenir. Des tons éteints se heurtent à des couleurs vibratiles. La rencontre entre ces discordances produit des modulations, des mouvements en surface, des oscillations. Quelque chose semble chercher à se déplacer, métamorphose continue.